Chaque année, à l’arrivée du printemps, nombreuses sont celles (et ceux) qui remarquent plus de cheveux sur la brosse, dans la douche ou sur l’oreiller. Cette observation, parfois angoissante, n’est généralement pas le signe d’une maladie grave mais d’un phénomène naturel et prévisible : la chute saisonnière des cheveux. Pour nos lectrices soucieuses de leurs longueurs et de leur densité capillaire, voici un guide clair et bienveillant pour comprendre pourquoi cela arrive, quand s’inquiéter et quelles actions pratiques mettre en place dès maintenant.
Le cycle naturel du cheveu : comprendre pour dédramatiser
Chaque cheveu suit un cycle de vie composé de trois phases : anagène (croissance), catagène (transition) et télogène (repos). Au terme de la phase télogène, le cheveu tombe pour laisser place à un nouveau qui pousse à partir du même follicule. Normalement, environ 10 à 15 % des cheveux d’un cuir chevelu sain sont en phase télogène. Lorsqu’un plus grand nombre de follicules synchronisent leur passage en télogène, on observe une chute plus visible.
La chute dite « printanière » repose essentiellement sur cette synchronisation : après l’hiver, un nombre plus important de cheveux, sollicités par le froid, la sécheresse, le port de bonnets ou encore le manque de lumière, entrent en phase télogène et tombent quelques semaines plus tard — souvent en mars et avril.
Les facteurs qui accentuent la chute au printemps
À quoi ressemble une chute saisonnière ?
La chute printanière se caractérise par :
Si la perte s’accompagne d’un amincissement visible, de zones clairsemées localisées ou d’autres signes (démangeaisons, douleur du cuir chevelu, chute soudaine >100 cheveux/jour), il est conseillé de consulter un professionnel pour écarter d’autres causes (alopécie areata, déséquilibres hormonaux, thyroïde, carences importantes).
Que faire au quotidien pour limiter la chute et favoriser la reprise ?
Les traitements et boosters capillaires : lesquels envisager ?
Parmi les options utiles pour stimuler la pousse ou réduire la chute :
Quand consulter un spécialiste ?
Si la chute est très importante (perte nette de plus de 100 cheveux par jour), si l’amincissement devient visible ou si des plaques apparaissent, prenez rendez‑vous avec un dermatologue ou un spécialiste capillaire. Il évaluera l’origine (hormonale, nutritionnelle, inflammatoire) et proposera un protocole adapté incluant éventuellement des examens biologiques.
Des gestes simples pour rassurer et entretenir la chevelure dès maintenant
La chute de cheveux au printemps est la plupart du temps un phénomène passager et naturel, souvent amplifié par les agressions de l’hiver. En adoptant des soins doux, une alimentation adaptée et des gestes de protection, vous aidez vos cheveux à reprendre leur cycle normal. Si toutefois l’inquiétude persiste, n’hésitez pas à consulter : mieux vaut un diagnostic rapide pour retrouver sereinement une chevelure pleine et en bonne santé.


