Seduci & Scappa : la comédie romantique qui met en lumière la résilience d’une mère solo

Ce soir à 21h30 sur Rai 1, le deuxième rendez‑vous du cycle « Purché finisca bene » propose Seduci & Scappa, une comédie tendre et pleine de rebondissements signée Fabrizio Costa. L’histoire suit Alice, mère célibataire, et sa fille Diana : après une vie marquée par les mensonges et l’absence, Alice décide de fuir pour préserver sa fille et reconstruire leur avenir. Entre ruses, escapades dans un village pittoresque et la rencontre d’un homme qui pourrait tout changer, le film joue habilement sur la légèreté du genre tout en abordant des thèmes profonds : confiance, famille recomposée et émancipation.

Le pitch : fuir, tromper, espérer

Alice, incarnée par Mariana Lacellotti, vit des heures difficiles. Victime d’une relation toxique avec Max — tricheur et irresponsable — elle se retrouve contrainte de prendre une décision radicale lorsque celui‑ci réapparaît, exigeant l’affiliation et menaçant le fragile équilibre qu’elle a construit avec sa fille. Plutôt que de céder, Alice choisit de fuir avec Diana et de se réfugier dans le petit village de Fiumefreddo Bruzio, chez son oncle Calogero, un personnage buriné incarné par Nino Frassica. Là commence une aventure qui mêle tendresse, malice et escroqueries aux allures d’épreuves initiatiques.

Les personnages : humanité et nuances

Le film construit ses émotions autour de personnages attachants et crédibles :

  • Alice : une mère courageuse, fatiguée mais déterminée, qui apprend à se remettre debout en se réappropriant sa vie.
  • Diana : une fillette vive et précoce, souvent plus mature que les adultes qui l’entourent, elle incarne l’innocence mais aussi la force motrice des choix de sa mère.
  • Calogero : l’oncle réticent, misanthrope et ancien comédien, dont le cœur s’ouvre progressivement grâce à la présence de sa nièce et de sa fille Mati.
  • Leonardo (Francesco Arca) : l’homme qui rompt avec le cliché du séducteur manipulateur ; il est entrepreneur, posé, et va peu à peu déverrouiller la défiance d’Alice.
  • Mati (Chiara Tron) : la cousine serviable et pratique, ancrée dans la vie du village, qui devient le soutien logistique et moral d’Alice.
  • Une comédie qui parle aux mères d’aujourd’hui

    Si le film joue sur les ressorts classiques de la comédie romantique — quiproquos, situations cocasses, retournements de situation — il touche aussi une corde sensible : celle des mères seules qui doivent concilier protection affective et émancipation personnelle. Alice n’est pas une héroïne extraordinaire ; elle est une femme ordinaire poussée à l’extraordinaire par l’amour pour sa fille. Le récit valorise la détermination, le sens du sacrifice et la reconstruction pas à pas, loin des modèles idylliques souvent véhiculés par le genre.

    La toile de fond : la Calabre comme décor de reconstruction

    Le tournage en Calabre — entre le littoral de Sibari et les villages perchés comme Fiumefreddo Bruzio — apporte une dimension visuelle chaleureuse et authentique au film. Ces lieux, avec leurs ruelles, leurs bancs face à la mer et leurs panoramas, deviennent presque des personnages à part entière : ils incarnent le refuge, la lenteur réparatrice et les nouveaux départs. La lumière méditerranéenne confère aux scènes une douceur propice aux rapprochements et aux confidences.

    Ton et rythme : comique mais pas superficiel

    La mise en scène privilégie un ton léger, ponctué d’humour familial et de moments de tendresse. Les dialogues alternent réparties vives et instants de gravité, sans tomber dans le mélodrame. Si le film s’adresse à un large public, il prend soin de ne pas infantiliser ses personnages : l’émotion naît des petites victoires quotidiennes et des gestes simples plutôt que d’effets dramatiques excessifs.

    Pourquoi regarder ce téléfilm ce soir ?

    Pour plusieurs raisons :

  • Pour la représentation positive d’une mère solo qui reprend pied et choisit sa dignité plutôt que la rancœur.
  • Pour la galerie de personnages vivants et attachants, servis par un casting solide où la complicité entre acteurs se ressent.
  • Pour la jolie parenthèse visuelle offerte par les paysages calabrais, propices à l’évasion et à la douceur.
  • Pour la promesse d’un divertissement simple, réconfortant et bienveillant, idéal en début d’année.
  • Ce que le film laisse en héritage

    Seduci & Scappa n’est pas un manifeste politique, mais il pose des questions universelles sur la confiance, la parentalité et la possibilité de se reconstruire après une blessure. En donnant le rôle central à une mère et en montrant sa capacité à choisir, à protéger et à aimer différemment, le film délivre un message d’espoir : il est possible de tourner la page sans renoncer à son bonheur.

  • Une comédie familiale qui trouve son équilibre entre humour et émotion.
  • Une ode à la reconstruction, portée par un personnage féminin fort et attachant.
  • Un cadre italien lumineux qui amplifie la sensation de renouveau et d’évasion.
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