Max Mara transforme son emblématique manteau en parfum‑cocon. Baptisée Le Parfum, la première fragrance de la maison se présente comme un « manteau invisible » : une composition olfactive qui cherche à reproduire la sensation d’un vêtement protecteur et élégant posé sur la peau. Présentée à Rome lors d’un événement réunissant les créateurs et Florence Pugh, égérie de la campagne, cette nouveauté marque la rencontre entre l’identité sartoriale de Max Mara et l’univers de la parfumerie contemporaine.

Une idée simple et puissante : le manteau comme métaphore

Chez Max Mara, le manteau n’est pas qu’un vêtement : c’est une déclaration. La maison l’a démontré depuis plus de sept décennies avec le modèle 101801, devenu une véritable signature stylistique. Le Parfum s’inspire de cette histoire et transcrit en notes olfactives ce que le manteau incarne visuellement et tactilement : structure, chaleur, enveloppement. L’objectif est d’offrir une « seconde peau » aromatique, une présence douce et rassurante qui accompagne la femme dans ses gestes quotidiens.

La composition : tubéreuse, vanille, bois crémeux

La pyramide olfactive de Le Parfum privilégie la chaleur et la profondeur. La tubéreuse apporte une facette opulente et sensuelle, tandis que la vanille adoucit l’ensemble en créant une sensation gourmande et enveloppante. Les notes de fond — cèdre et santal — confèrent la tenue et la structure, comme l’ossature d’un manteau bien coupé. Le parti pris est clair : une fragrance qui se veut immédiatement familière, presque tactile, davantage axée sur le confort noble que sur la provocation.

Un flacon à la croisée du prêt‑à‑porter et de la parfumerie

Le contenant prolonge la métaphore. Le flacon affiche une silhouette architecturale et raffinée, soulignée par une « ceinture » qui rappelle instantanément la présence d’un manteau. Ce choix esthétique n’est pas anecdotique : il rapproche l’objet parfumé du vêtement, souligne le lien entre matière et forme et rappelle que, chez Max Mara, le design est toujours au service de l’utilité et de l’élégance.

Collaboration stratégique : Max Mara x Shiseido

Le passage du vêtement au parfum a été rendu possible grâce à un partenariat industriel : Shiseido, via sa division EMEA, a accompagné le développement, la production et la distribution de Le Parfum. Ce type d’alliance est désormais la norme pour les maisons de mode souhaitant maîtriser l’ensemble de la chaîne — de la conception à la présence en boutique — tout en bénéficiant de l’expertise technique d’un grand groupe cosmétique.

Florence Pugh : une ambassadrice de caractère

Le choix de Florence Pugh comme visage de la campagne n’est pas anodin. L’actrice incarne une féminité à la fois affirmée et vulnérable, à l’image de l’idée de « manteau invisible » : une protection qui n’écrase pas mais révèle. Sa présence confère à la fragrance une dimension contemporaine et accessible, susceptible de parler à une clientèle internationale en quête d’authenticité et d’épure.

Ce que cela signifie pour les femmes et la consommation de parfum

  • Le parfum comme rituel‑protecteur : Le Parfum propose de replacer la fragrance dans une fonction quotidienne et utilitaire — rassurer, envelopper — et non uniquement séduire.
  • Élégance durable : en empruntant le vocabulaire du vêtement, Max Mara affirme une approche du luxe fondée sur la durée et l’intemporalité plutôt que sur la mode éphémère.
  • Acheter un parfum, c’est aussi adhérer à une histoire : ici, celle d’un manteau iconique transposée en notes et en forme.
  • Pratique : à qui s’adresse Max Mara Le Parfum ?

    Le Parfum parle d’abord à celles qui connaissent et aiment l’univers Max Mara — les clientes fidèles qui reconnaissent la silhouette du manteau 101801. Mais sa construction olfactive, chaleureuse et confortable, est pensée pour séduire un public plus large : des femmes qui recherchent une fragrance de caractère, facile à porter toute la journée, et qui valorisent une élégance discrète plutôt qu’une ostentation parfumée.

    À écouter lors du lancement : la parole de Laura Lusuardi

    Lors de l’événement romain, Laura Lusuardi, mémoire créative de Max Mara, est revenue sur les origines du projet. Son propos éclaire la démarche : Le Parfum n’est pas une extension marketing, mais la traduction fidèle d’une conviction — le manteau comme arme de construction identitaire. C’est ce fil narratif qui donne à la fragrance sa légitimité et son originalité dans un marché fortement concurrentiel.

    Ce que les lectrices de Terra‑Femme doivent retenir

  • Le Parfum incarne une tendance forte : la parfumerie revient à des valeurs sensorielles protectrices et durables.
  • Son positionnement est triple : héritage artisanal (manteau 101801), signature contemporaine (Florence Pugh) et rigueur industrielle (Shiseido).
  • Pour celles qui aiment les parfums enveloppants et les approches conceptuelles, Max Mara Le Parfum mérite une exploration en boutique, pour évaluer comment la fragrance se pose sur la peau et accompagne la silhouette.
  • En somme, Max Mara propose avec Le Parfum une lecture sensible et moderne du luxe : une fragrance qui dit l’idée d’un vêtement essentiel, réconfortant, fait pour durer. Une invitation à porter l’élégance comme un geste protecteur et intime, à la fois visible et — paradoxalement — invisible.

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