Les Golden Globes ne sont pas seulement une remise de prix : depuis les années 1950, ils constituent une scène où la mode se raconte et se réinvente. Sur le tapis rouge, les robes deviennent icônes, les coiffures des signatures et les accessoires des marqueurs d’époque. À l’approche de l’édition 2026, il est fascinant de retracer, décennie après décennie, comment le dress code des Globes a accompagné les évolutions sociales, esthétiques et même politiques de Hollywood — et comment ces looks continuent d’inspirer nos garde‑robes.
Années 1950‑1960 : le règne des divas
Aux premières éditions, le glamour hollywoodien règne en maître. Les silhouettes sont sculptées, l’exubérance discrète : tissus précieux, broderies, perles et bijoux spectaculaires. Les divas comme Elizabeth Taylor ou Marilyn Monroe incarnent un idéal de luxe théâtral — Taylor, en 1957, apparaît parée d’une tiara et d’un abric brodé, tandis que Monroe illumine la scène dans une robe vert émeraude couverte de sequins. Le message est clair : la tenue sert à consacrer la star.
Années 1970‑1980 : l’excès comme déclaration
La mode du tapis rouge se libère et expérimente. Les années 70 et 80 voient l’avènement du statement dressing : épaules exagérées, paillettes disco, volumes dramatiques. Cher, dans les années 70, incarne ce goût de la provocation et du spectacle — tenues audacieuses, coiffures imposantes, allure de scène. Les silhouettes deviennent un terrain d’expérimentation, et le public attend désormais des célébrités qu’elles fassent sensation autant par leur tenue que par leur performance.
Années 1990 : le minimalisme prend la main
Après l’opulence, la mode se purge. Les années 90 introduisent le « less is more » sur le red carpet : coupes épurées, couleurs neutres, matières simples mais parfaitement coupées. Angelina Jolie, par exemple, illustre très bien ce mouvement vers la simplicité élégante : des lignes claires, des sandales carrées et une assurance qui fait tout l’effet. Le minimalisme, loin d’être ascétique, devient une manière puissante d’affirmer sa présence.
Années 2000 : romantisme et retour du coloris
Avec le nouveau millénaire, la mode du tapis rouge se réinvente autour de fluidité, de couleurs et d’un romantisme rafraîchi. Les robes aux volumes doux et aux tissus aériens reviennent en force. Des célébrités comme Halle Berry ou Beyoncé adoptent des teintes pastel, dorées ou vibrantes, célébrant la féminité dans une palette plus optimiste. C’est aussi l’époque où la mode redevient spectacle, où chaque robe compte comme image forte de l’événement.
Dernière décennie : engagement, diversité et expérimentation
Ces dix dernières années, le tapis rouge s’est transformé en tribune. Les tenues ne sont plus que silhouettes : elles portent des messages. Le mouvement #TimesUp a par exemple transformé le noir en signe collectif de solidarité en 2018. Par ailleurs, la redécouverte du vintage, l’essor des créateurs émergents et l’audace des combinaisons de styles ont multiplié les registres — de la haute couture au look « seconde main » célébré par les jeunes générations. Zendaya, Lupita Nyong’o ou Margot Robbie utilisent désormais la mode comme un langage narratif, mêlant références historiques et contemporanéité.
Ce que le tapis rouge nous apprend aujourd’hui
Observer les Golden Globes, c’est lire une histoire du goût collectif : chaque décennie compose avec ses codes, ses contraintes et ses révoltes. Aujourd’hui, plusieurs tendances se dégagent et peuvent inspirer nos choix quotidiens :
Comment s’inspirer des Golden Globes pour son dressing
Transposer l’esthétique du tapis rouge au quotidien ne signifie pas enfiler une robe du soir chaque matin. Il s’agit de retenir des principes : attention à la coupe, qualité des matières, audace maîtrisée. Quelques conseils pratiques :
Le tapis rouge comme laboratoire du futur
Au‑delà du spectacle, le red carpet des Golden Globes sert de laboratoire aux tendances. Les créateurs y testent coupes, volumes et discours ; les célébrités y confirment ou renouvellent leur image publique. Pour nous, lectrices et lectrices, ces images offrent une banque d’inspiration : elles nous rappellent que la mode est un outil d’expression personnelle, qu’elle peut être festive, engagée, nostalgique ou tournée vers l’avenir.
À l’heure où l’édition 2026 s’annonce, prendre un moment pour revisiter ces icônes de style permet non seulement de comprendre l’évolution des codes, mais aussi d’y puiser des idées pour affirmer sa propre identité, jour après jour.


